Voici les péripéties d' Émilie et Alex en Afrique de l'ouest.
L'aventure commence au Sénégal et se poursuivra jusqu'où le vent voudra bien nous porter...
Cette épopée humaine pèsera de tout son poids dans notre vie future...
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Destination Mali...
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Il faut un certain courage pour braver la route sans fin, cahoteuse et pleine d'ornières qui relie Dakar à Kidira, le principal poste frontière entre le Sénégal et le Mali. Prévenus et conscients de cela, nous nous sommes levés à 6h mardi matin et ce n'était pas chose facile car depuis 1 mois le réveil avait plutôt l'habitude de sonner vers 9 ou 10h. Qu'importe, nous étions motivés pour ce nouveau départ et nous avons rallié "pompiers" la principale gare routière de Dakar, attendu notre 7 places pour Tambacounda, acheté quelques fruits pour la route et la voiture s'est mise en branle à 7h30 precises.

Notre véhicule comme la plupart des autres 7 places du continent est une 505 break hors d'âge rafistolée de toutes pièces, les amortisseurs sont morts depuis longtemps, de la rouille en veux tu en voila, les 4 pneus sont lisses et de taille différente, aucun compteur ne fonctionne, le pare-brise est cassé et je n'ose pas imaginer comment, une porte sur deux s'ouvre, les sièges sont usés, limés et on s'enfonce dedans jusqu'a ce qu'une barre métallique et fort douloureuse ne vous calle tant bien que mal. Dans notre malheur nous avons de la chance car pour 1000Cfa de plus nous avons négocié la banquette du milieu et les fenêtres s'ouvrent.
L'objectif de la journée est d'atteindre Tambacounda, d'y passer la nuit et de rejoindre Kayes au Mali le lendemain en passant par Kidira à la frontière. Tamba est à 350 Km de Dakar mais ici on ne raisonne pas en Km pour calculer les temps de parcours. Tout dépend du trafic, de l'état des routes et bien sûr de fiabilité du véhicule.
Il nous a fallu au mois 1h30 pour sortir de Dakar et a chaque arrêt dans les bouchons, une multitude de vendeurs ambulants et de talibés (enfants confiés à des écoles coraniques et contraints de mendier toute la journée pour recevoir une maigre portion de riz et va savoir ce qu'il leur arrive si la somme qu'ils ramènent le soir n'est pas suffisante).
La route jusqu'à Kaolack (a mi-chemin) est bonne mais de Kaolack à Tamba, elle est parsemée de profonds nids de poule et il est plus facile de rouler sur les pistes a coté que de zigzaguer sans cesse entre les obstacles (trous, chèvres, moutons, vaches, vélos...). Sur la route nous croisons quelques carcasses d'animaux, je comprends mieux maintenant l'état de notre pare- brise...Il a aussi des épaves de voitures sur le bas coté. Ici l'accident ne pardonne pas, il n'y a pas de ceinture et la plupart des chocs sont frontaux...Heureusement nous avons un bon chauffeur et nous arrivons à bon port après 10h de route et une seule pause au bout de 7h car ici toutes les 7 heures une pause s'impose... Difficile pour ceux qui ont la vessie sous-dimensionnée mais de toute façon le chauffeur s'arrête sur demande.
Pour nous le choix de l'auberge est facile, nous cherchons la moins chère. Après nous être installés dans notre chambre surchauffée et heureusement ventilée, nous partons visiter la ville jusqu'à la nuit. Tambacounda comme pour beaucoup de voyageurs n'est pour nous qu'une étape. La ville est agréable et mérite l'escale. Des files de voitures partent dans toutes les directions, la ville se situe à l'intersection des routes menant au Mali à l'est, en Guinée au Sud, en Gambie à l'ouest et en Mauritanie au Nord.
Le lendemain, nous quittons le garage (comprenez gare routière) à 7h30 pour Kidira mais cette fois nous avons moins de chance, les fenêtres ne s'ouvrent pas et la voiture tombe en panne au bout de 30 Km. Le moteur a surchauffé et comme la jauge de température ne fonctionnait pas, le chauffeur a attendu que de la fumée sorte du capot pour s'arrêter.
Diagnostic:
Faisceaux électriques fondus sur la culasse et plus d'eau dans le moteur. J'ai rafistolé les fils et nous avons attendu que le moteur refroidisse pour remplir l'eau.
Bilan:
Une heure d'attente heureusement dans un petit village de brousse où il y avait un peu d'ombre.
Nous avons avalé les 184 Km menant à la frontière en 4 heures grâce à mes maigres compétences en mécanique auto...
Le passage de la frontière s'est passé sans encombre. Il n'y a aucun affichage, seulement quelques bidons qui bloquent la route pour indiquer les check-point. La sortie du Sénégal a été facile mais pour le tampon d'entée au Mali, nous avons dû trouver nous même le poste de police situé à 500m à l'écart de la route. Les policiers Maliens étaient tranquillement en train de boire le thé sous un arbre et ils nous ont rapidement tamponné nos passeports. J'ai même pu essayer une vraie paire de menotte comme dans les films. Ici les récalcitrants sont juste attachés à un banc. Les policiers nous ont proposé de manger avec eux mais nous avons préférer rejoindre au plus tôt le garage pour Kayes.
Nous y sommes arrivé le soir à 17h et nous sous sommes installés au centre d'accueil de la jeunesse. Selon les dires, Kayes est la 'cocotte minute' du Mali non pas par la pression qui y demeure mais bien par la chaleur qui y règne. Les 40 degrés à l'ombre y sont fréquemment dépassés et c'est cette chaleur qui nous a cueilli dès la sortie de la voiture. Jamais nous n'avions transpiré autant, les gouttes se forment a vue d'oeil sur la peau et nous devons boire beaucoup d'eau pour compenser la transpiration. Nous avons l'impression que l'eau que nous buvons ressort instantanément.
Le soir,miracle, une pluie tropicale salvatrice s'abat sur la ville. Alors que tout le monde se met à l'abri, nous profitons de cette aubaine après cette torride journée. Je sors en caleçon dehors et me douche sous cette eau froide, j'y reste une demi heure. Emilie quand a elle sort toute habillée car une tenue correcte est exigée à l'auberge... C'est vraiment du bonheur, il pleut des cordes et le vent s'y mêle. Le sol a du mal à absorber toute cette eau et nous pataugeons rapidement dans une boue rouge qui nous glisse entre les orteils. Les crapauds sortent aussi, au moins nous ne sommes pas les seuls a être contents.
Après une nuit brûlante, nous nous réveillons tous moites et partons arpenter la ville après avoir dévorer une mangue chacun en guise de petit-déj. La ville est plaisante, elles est situé a cheval sur le fleuve Sénégal et nous barbotons un peu sous le pont. C'est ici que les enfants jouent et que les femmes lavent leur linge.
La ville a gardé quelques anciens bâtiments coloniaux et le marché est gigantesque. Nous crapahutons toute la matinée et vers 14h nous nous mettons en quête de quelque chose à nous mettre sous la dent. Nous nous rendons rapidement compte qu'ici les restaurants ne courent pas les rues contrairement au Sénégal. Nous finissons par en trouver un où nous avalons un couscous viande sauce arachide et un peu de sable qui croque sous la quenotte.
Nous attendons le train pour Bamako qui doit partir vers 20h. Il faut 12h pour parcourir les 600Km jusqu'a la capitale, on est loin de notre TGV...
En attendant nous essayons de nous acclimater a cette température mais pour ma part j'espère bien que le ciel nous tombera sur la tête encore une fois ou deux.
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Publié à 07:52, le 9/05/2008, Kayes Mots clefs :
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Luxuriante Casamance...
Bonjour à tous.
Nous voila de retour a notre camp de base (Yoff) après un petit périple en Casamance dont voici le résumé:
Nous avons donc embarqué pour la Casamance mardi 22 sur l'Aline Sittoe Diatta à 19h après 5 ou 6 contrôles de papiers et de bagages (plus que pour arriver au Sénégal...). Le bateau est flambant neuf et remplace le Jola qui avait coulé en 2002 à cause de la surcharge faisant des centaines de morts. Le voyage dura 15 heures mais nous étions comme des coqs en pâte dans notre couchette et les Mojitos nous ont bercés toute la nuit...
Arrivés a Ziguinchor, la capitale du sud, nous avons pris nos quartiers dans une petite auberge à 2 pas du fleuve juste à coté d'un chantier naval (rien à voir avec St Nazaire). Nous sommes restés 2 jours sur Zig le temps de s'imprégner de l'ambiance décontractée qui règne dans la ville.
C'est en partant sur Cap Skiring que nous nous sommes rendus compte de la beauté de la région. Alternance de mangrove, de rizières, de manguiers, papayers, palmiers et baobabs. Le vert prédomine et contraste vraiment avec le reste du pays. Il parait que c'est encore plus beau en Juillet-Aout, nous verrons ça avec la famille...
A Cap Skiring nous avons trouvé les plus belles plages que nous avons eu l'occasion de voir dans le pays et pour ma part dans ma vie. Mis à part le Club Med qui occupe toute une baie, l'industrie touristique reste étonnement discrète et l'endroit est relativement préservé. Nous avons dégoté un petit campement quasiment désert à 2 pas de l'océan juste en surplomb d'une belle plage de sable blanc.
C'est sur cette plage que nous sommes tombé sur Famara alias Carlos une vieille connaissance de Paco. Rapidement, celui ci nous a emmené chez Marthar au "Paradis". Ce "Paradis" est en fait une petite jungle cachée derrière les dunes où Marthar a installé sa case avec tout le nécessaire pour acceuillir les heureux voyageurs comme nous. L'endroit est magnifique, il y a une petite cabane dans les arbres, la plage est à 25 mètres, parfait pour se prélasser à l'ombre entre 2 baignades, pour déguster de délicieuses grillades de poisson et pour jouer aux dés en sirotant une bière.
Nous avons fait de longues promenades sur la plage, nous avons visité le port ou plutôt la plage des pêcheurs et j'ai donné un coup de main pour remonter une grosse pirogue a l'abri des vagues, les pêcheurs étaient tout étonné de voir un toubab participer (un peu comme quand je pousse les voitures pour les sortir du sable).
Un soir, Famara nous a emmené sur le chantier d'un hôtel et nous avons fait la connaissance de 2 jeunes charpentiers et coffreurs. Ils nous ont fièrement montré le travail de 2 ans et demi et m'ont expliqué leurs techniques de construction, moment très enrichissant.L'endroit sera terminé pour Juillet-Août et nul doute qu'il attirera les touristes en quête de confort.
Ici les habitants appellent ces hôtels les "prisons dorées" parce que les gens en sortent très rarement durant leur séjour. Effectivement les seuls toubabs que nous croisons sont sur les plages "privées". On nous a expliqué que le personnel de ces structures racontent qu'il n'est pas sûr de se promener seul dehors et inventent de fausses histoires d'agression pour garder les client bien au chaud ou plutôt au frais... C'est dommage pour le village qui mérite pourtant le détour.
Le temps d'une journée, nous avons quitté Cap Skiring pour Djembering, un petit village pittoresque délicieusement isolé au bord de l'océan et construit autour d'un immense fromager ( j'en voit d'ici se poser des questions, c'est pourquoi je précise qu'un fromager en Afrique c'est un arbre étant donné que le seul fromage qu'on trouve ici c'est la vache qui rit...) Ici beaucoup de maisons et de murs d'enceinte sont en brique de terre crues sechées au soleil et le tout est protegé de la pluie par des toit de paille. Nous avons voulu manger dans l'unique resto au centre du village mais ils pratiquaient des "prix toubabs", étonnant dans ce trou perdu au milieu de nulle part. Nous avons donc attendu le retour sur Cap Skiring pour manger.
Pour finir notre découverte de la Casamance, nous sommes allés rendre visite à Geraldo a l'intérieur des terres non loin de la frontière avec la Guinée Bissau. Geraldo est un ami de Paco et il est responsable de la mission évangélique de Bourofaye. Avec sa famille, ils sont venus avec du brésil pour "évangeliser" ce village. Il avaient déjà essayé a Yoff mais sans succès car l'islam et les traditions y sont beaucoup plus forts que dans les villages reculés... Pour nous l'ambiance était un peu particulière et nous y avons séjourné 2 jours. Dans la mission, il y a un jardin d'enfant, un dispensaire, plusieurs puits et tout ça au milieu des manguiers et d'autres arbres fruitiers inconnus pour nous. J'ai fait un match de foot dans la poussière avec les enfants du village pendant qu'Emilie soignait un bambin au dispensaire. Comme le jardin d'enfant et le dispensaire sont gratuits, les gens du village y amènent leurs enfants. En fait les évangélistes utilisent ces moyens pour convertir la population. Ils apportent avec eux les soins et l'éducation et c'est une bonne chose mais nous ne savons pas trop quoi penser de ces pratiques. Quoiqu"il en soit, nous avons apprécié discuter et échanger nos points de vue. Nous les avons quitté sans qu'il nous évangélisent et c'est pas plus mal comme ça.
Nous avons passé la dernière journée à Ziguinchor où nous avons arpenté les rues sableuses et fait quelques bonnes affaires avec des artisans locaux.
Le voyage de retour s'est effectué sans encombre et nous sommes arrivés au port de Dakar en même temps que le soleil à 6h30. De là nous avons trouvé l'ambassade du Mali pour faire nos demandes de visa. Théoriquement nous les récupérons lundi et nous partons mardi pour le Mali avec 1 ou 2 étapes à Tambacounda et Kidira.
En attendant nous avons retrouvé notre port d'attache à Yoff et nous allons encore profiter pour quelques jours de la mer avant de s'enfoncer vers l'est où nous ne trouverons que poussière et chaleur torride. Nous profitons aussi des délicieux plats d'Aida, du bon ataya et de l'hospitalité de la famille élastique de Paco.
Pour nous le voyage se poursuit sans encombre, le corps et l'esprit vont bien. Nous avons terminé notre boucle au Sénégal et nous nous apprêtons a découvrir de nouveaux horizons.
Nous remercions tout le monde pour vos messages, continuez ainsi, c'est bon de vous lire. Nous vous embrassons tous et le prochain article viendra du Mali, Inch Allah.
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Publié à 11:40, le 4/05/2008, Yof Mots clefs :
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De retour à yoff après 10 jours de balade...
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Boujour à tous...
Nous voila donc de retour dans les environs de dakar pour attendre le bateau qui nous conduira en Casamance. Théoriquement il doit partir mardi. Nous sommes donc restés 5 jours a St Louis avant de redescendre a Mbour pour 3 jours. Nous avons dormi 2 nuits dans une vaste villa vide qui est louée de temps en temps a des voyageurs comme nous. Nous avons été rejoins par Aurélie, une parisienne en vacances qui vient rendre visite a son amoureux senegalais: Malik. La-bas, nous nous sommes longuement promenés sur la plage, nous avons déambulé dans le vaste marché et nous avons fait nos emplètes pour préparer une véritable ratatouille bien de chez nous. Tout le monde a vraiment apprecié un peu comme le gratin dauphinois que nous avions concocté a St louis.On partage les cultures même dans l'assiette... Nous rassurons tout le monde, nous mangeons largement a notre faim et pour ma part je crois bien que je n'ai pas perdu le moindre kilo. Après Mbour, Malik nous a conduit avec sa voiture jusqu'a Joal-Fadiouth, 50 kilomètres au Sud de Mbour.
Après avoir rapidement visité Joal sur la côte, nous sommes partis sur Fadiouth; l'île au coquillages. L'île est située dans un bras de mer, est entièrement faite de coquillages et est entourée de mangrove. L'endroit était vraiment paisible, nous y avont passé 3 jours.Contrairement St louis, Fadiouth est très propre et rien ne traine par terre. Nous avons fait une longue ballade en pirogue dans la mangrove, nous nous sommes baignés dans le bras de mer, nous avons découvert les greniers a mil sur pillotis,nous étions entourés de centaines de poissons sauteurs argentés, de pélicans et d'oiseaux migrateurs de passage sur la zone, c'était magnifique et vraiment dépaysant. Sur l'île, pas d'eau et nous apprenons a nous doucher avec quelques litres d'eau dans un seau. Je vous assure que c'est possible et qu'on s'y fait très bien...
Le lendemain, nos compères locaux Victor et Benoit nous ont promené en charette tirée par un malheureux baudet. Nous avons pris la direction des champs de mil. Ici c'est uniquement de l'agriculture de subsistance, pas de mécanisation. Tout est fait à la main et à l'aide d'ânes et chevaux. Nous sommes allés jusqu'au grand baobab en fait le plus grand du sénégal: 32 mètres de circonférence et 750 ans. Nous sommes rentrés a l'intérieur par un petit trou et surprise, une cavité grande comme une chambre de Cité-U parsemée de trous de lumière: impressionnant. Conformément à la tradition, nous avons formulé des voeux en touchant l'arbre sacré des deux mains. Au retour nous avons croisé en pleine brousse un pick-up chargé d'un cercueil suivi de 5 ou 6 Ndiage Ndiaye (Mercedes blancs bondés). Lieu improbable pour un convoi funéraire...Nous avons fait quelques achat souvenirs sur place et nous sommes repartis le lendemain sur Yoff dans la famille de Paco.
Ce matin nous sommes allés faire du surf tous les deux mais les conditions de vagues n'était pas fameuses. Nous avons emmenés 2 des enfants de Paco avec nous et ils étaient très heureux. Ils n'étaient jamais allés sur la plage de Virage. Nous avons eu le surprise de retrouver Malik et Aurelie a l'auberge et nous avons mangé Soupe au Gandia un des plats les plus appreciés au Sénégal.Pour digérer, nous avons fait un petit 10000 (jeu de dés) tous ensemble en attendant Attaya.
Demain nous partons au marché artisanal de Soumbédioune et au grand marché de Dakar pour faire le plein de bissap et pain de singe avec Aida. Petite précision,le bissap est la fleur de l'hibiscus et le pain de singe est le fruit du Baobab. Ces ingrédients permettent a Aida de confectionner des jus et des crèmes qu'elle vend pour assurer un petit revenu complémentaire.
Dimanche, nous partons visiter l'île de Ngor et nous irons surement nous relaxer sous une des paillotes de Cheikr sur la "côte d'azur". Lundi nous irons acheter nos billet pour Ziguinchor en casamance et nous partiront mardi si tout va bien ou plutôt comme on dit ici Inch Allah.
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Publié à 08:12, le 18/04/2008, Yof Mots clefs :
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La capitale historique du Sénégal
Déjà une semaine écoulée, que le temps passe vite.
Nous avons quitté Dakar lundi à bord d'un mini bus, avec 20 personnes dedans. Donc autant vous dire que nous étions un peu serrés.
Nous sommes partis sur Saint Louis, à 300km au nord de Dakar. C'est l'ancienne capitale du Sénégal de type colonial. L'ambiance y est moins chaude qu'à Dakar. Ici, nous sommes hébergés chez un ami de Paco, un belge résidant à St Louis depuis 6 ans.
Le programme quotidien est plutôt cool. Hier matin nous nous sommes baladés sur la plage de la langue de Barbarie, magnifique bande de sable entre le fleuve Sénégal et l'océan, mais jonchée de détritus. C'est vraiment dommage de voir d'aussi belles choses gâchées par tant d'ordures. Il y en a partout...mais les habitants n'ont guère d'autre choix parcqu'aucun service de ramassage n'est organisé par la municipalité.Le midi, la femme de Jéremie nous a préparé un très bon tiéboudiéne de poisson et le soir nous avons mangé chez Maguet, un yassa de poisson également. Se sont des plats à base de riz, de légumes cuits dans la sauce et de poisson frit ou non.
Aujourd'hui nous avons visité la famille de Paco. Tous le monde nous a accueilli à bras ouvert et une fois n'est pas coutume, tiéboudiéne...Touchons du bois, pour l'instant, l'estomac tient le coup. Demain nous partont très tôt pour passé la journée dans le deuxième parc ornithologique du monde, le parc des oiseaux de Djoudj.
Il faudra encore patienter pour les photos...
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Publié à 07:49, le 9/04/2008, Saint Louis Mots clefs :
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Nangadef...
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Dagadief, ça veut dire bonjour en Wolof...
Nous avons donc atteri sans encombre à Dakar mardi soir a 22h30 heure locale (rajouter 2 heures pour vous).Dès la sortie de l'avion, une chaleur moite et humide nous a souhaité la bienvenue au pays de la teranga (de l'hospitalité). Passé les formalités d'arrivée ( douane et sac sur le dos) une horde de jeunes gens ont tous voulu nous emmener a notre hotel. Un peu fatigués et quelque peu déboussolés par la pagaille reignant autour de l'aéroport, nous avons choisi Aziz ( soi-disant de l'office du tourisme de dakar) et celui ci nous a gentiement arnaqué pour la course du taxi. Rien de grave, en moins de 10 minutes nous étions a l'hotel.Après une bonne nuit de repos nous avons quitté la zone en quète d'un téléphone pour rassurer les familles. Les cabines étant très rares dans le quartier, nous avons acheter une carte sim pour notre joli Nokia tout terrain (merci Patrick). Posés à l'ombre d'un palmier nous avons appelé les mamans.
Dans le Mercedes blanc surchargé qui devait nous amener au centre de Dakar, nous avons rencontrer Paco. Celui ci nous a vivement déconseillé de nous rendre en ville avec nos gros sacs. Il a senti que nous serions des proies faciles...Nous avons discuté hébergement et il nous a indiqué une petite auberge pas cher dans le village de Yoff a 30 mètres de chez lui.Yoff est une petite bourgade de pêcheurs au nord de Dakar. Le village est constitué principalement de Lébous, un peuple qui vit ici depuis des centaines d'années. Les Lébous sont très respectés et ici l'ambiance est vraiment chaleureuse. Depuis mardi nous partageons tous les repas avec la famille de Paco et nous avons fait connaissance de toute sa "famille élastique". Ici les gens sont très solidaires et tout le monde se connait. Le village de Yoff est régi par des lois internes, les Lébous sont restés farouchement indépendants. Le soir, Paco nous a emmener sur la plage pour voir la vente de la pêche journalière à même le sable. Nous en avons mangé le soir même (mais on a enlevé le sable...).
Jeudi, nous avons passé la journée avec Cheikr, le frère de Paco. Nous sommes partis pêcher en pirogue et nous avons rammené beaucoup de poisson et notemment une grosse murène qu'Aida nous a preparé pour le diner. Aida est la femme de Paco. Ils ont 4 enfants adorables et très bien elevés. Paco est conscient que l'éducation et la scolarisation sont très importants. Nabou, Badou, Aicha et Mbissine ne trainent jamais dans la rue contrairement a la majorité des enfants du village. Ils sortent juste pour faire les commissions dans les nombreuses cantines du village ( les échopes). Nous passons nos soirées à boire ataya (thé a la menthe) et à discuter.
Vendredi nous sommes allés a Dakar. C'était la fête de l'indépendance et tout était fermé. Nous n'avons pas encore vécu la véritable pagaille du centre de Dakar mais ce n'est que partie remise... L'après midi nous sommes partis sur l'île de Gorée où nous avons eu le privilège d'être guidé par Yannick 'Noah' Bobo le fils du conservateur. Nous étions a l'écart des troupeaux de touristes et nous avons vraiment compris l'interêt de voyager avec quelqu'un qui connait du monde. Paco connait très bien son pays et il nous a proposé de nous emmener a travers le Sénégal pour nous éviter les embûches et nous montrer le vrai visage du pays.
Le calcul a été vite fait, 2 toubab (blancs) paieront forcement le prix fort et seuls, nous auriont perdu beaucoup de temps à chercher les bons plans logement et à negocier les prix et nous seriont surement passés à coté de beaucoup de choses. Paco sera donc notre guide au Sénégal. Nous serons accueilli dans les différents endroits non pas comme des touristes mais comme les amis de Paco. Nous pensons sincèrement être dans de bonnes mains et nous espéront que la suite du voyage nous confortera dans cette idée. Demain nous partons pour le lac rose et lundi nous allons chez un de ses amis francais a St-Louis. Nous y resteront certainement une petite semaine. En attendant il nous faut améliorer notre Wolof, ça facilite grandement le contact avec les gens, ici quelques mots de Wolof suffisent à ce que les gens ne vous considèrent pas comme des touristes lambda.
Pour l'instant pour nous tout va bien et nous sommes vraiment heureux d'être ici. Pour info, il fait 30 degrés, le fond de l'air est un peu frais et les coups de soleils sont déjà là...
En attendant la suite et les photos si la connexion et les machines le permettent, Babenedione à tous (au revoir et à la prochaine).
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Publié à 11:19, le 5/04/2008, Yof Mots clefs :
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J-4
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Après trois semaines de vadrouille chez les amis et la famille, nous nous retrouvons à 4 jours du départ sans s'en être vraiment rendu compte.
Alors nous sommes actuellement dans l'état d'esprit suivant. A la fois l'attente du départ se fait longue et avec le temps misérable nous avons vraiment hâte de partir. En même temps les semaines ont défilé tellement vite que lorsque nous nous rendons compte qu'il ne reste que 5 jours, une certaine appréhention monte, remplie d'envie de découverte et d'aventure. L'inconnu fait peur et attire à la fois (c'est ça qu'est bon!).
Avant que l'aventure africaine ne commence réellement, voici en quelques lignes ce que nous avons fait jusque là.
Première semaine de mars:
Déménagement de Ménars à la Futaie, avec une super soirée de départ (photos dans l'album) et le commencement d'un autre style de vie, nous nous retrouvons SDF, au vrai sens du terme. Mais celà ne veut pas dire que nous nous retrouvons à la rue!!! Loin de là. Nous entamons la tournée des aurevoirs par Rouen dans la famille d'Alex, des plus jeunes aux plus anciens. Le week end nous voilà déjà à Mayenne pour la crémaillère de Pupuce et Romain.
Deuxième semaine:
Petit détour par la capitale et semaine des anniversaires chez les Mom's: Vincent le 11 mars: 25 ans; Margot le 12 mars: 18 ans et moi le 14 mars: 28 ans. ( Bienvenue à la jolie petite justine qui est née le 11 mars, félicitations à Bérengère et Djé). Et entre chaque gâteaux, nous courons à droite à gauche pour boucler les derniers préparatifs. Week end sur Rouen pour une super fête de départ concoctée par Isabelle et Guy-Lin (Merci à tous).
Troisème semaine:
Semaine riche en contact grâce à la ptite Mounet. Mardi soir, conférence avec un touareg du nord Niger qui nous a sensibilisé sur les problèmes liés à l'extraction de l'uranium sur ses terres et les conséquences catastrophiques que celà entraine.Le mercredi midi, repas sur le pouce avec Moussa, un écrivain touareg du Mali qui oeuvre dans des associations pour le developpement de son pays et qui nous a donné des conseils pour faciliter notre intégration. Jeudi soir nous avons manger avec Sebastien et son amie,qui a vadrouillé en Afrique de l'ouest et qui nous a filé quelques bons contacts sur place.Et vendredi nous avons pu partager un moment trés fort avec Mr Michel, ancien journaliste amoureux de l'Afrique et qui la connait comme sa poche. Samedi nous avons filé sur Tours voir famille et amis. Et dimanche méga soirée chez Fafa et José pour les 18 ans de Margoton. Encore bon anniversaire mademoiselle...
Quatriéme et dernière semaine:
Lundi, nous avons dit aurevoir à toute ma famille. Les recommandations ont fusé mais c'est surtout les encouragements que nous gardons dans nos têtes et nos coeurs. Semaine des copains: mardi et mecredi nous sommes resté chez Bé, Djé et Justine à pouponner. Mercredi, soirée tranquile, ponctuée de souvenirs chez Lilou et Jerem à Orléans. Jeudi soirée Fisher et nostalgie avec Ju, Jo et Clairette.
Aujourd'hui nous sommes Vendredi 28 mars 2008. Nous décollons dans 4 jours et quelques heures. Nos coeurs battent de plus en plus vite...Ce soir derniers aurevoir avec les copains sur Tours. Ce week end nous allons chacuns dans nos familles pour profiter des bons moments et nous nous rejoignions dimanche sur Paris.
Le départ c'est mardi 1 avril à 15h40 d'Orly pour arriver à Dakar à 22h30.
Alors à tous, merci encore pour tout et à la prochaine d'Afrique cette fois.....
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Publié à 09:13, le 27/03/2008, Orléans Mots clefs :
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Comment on en est arrivé là...
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Cette belle aventure qui nous attends, c'est Emilie qui en a eu l'idée.
Voila maintenant un peu plus de 18 mois que nous sommes ensemble et quasiment dès les premiers jours de notre belle histoire, Emilie m'a dit qu'il fallait qu'elle y retourne et qu'elle y retournerai.
Petit retour en arrière: en 2002 a la fin de sa deuxième année d'école d'infirmière, Emilie a passé 5 semaines à Bamako au Mali à l'hôpital mère-enfant du Luxembourg.
Cette courte expérience l'a vraiment marqué. La gentillesse des Maliens, leur hospitalité, leur humilité, leur faculté de toujours positiver et garder le sourire malgré leur situation souvent très précaire, bref tout ça l'a beaucoup touché et pour elle, ces 5 semaines ont été beaucoup trop courtes et lui ont laissé un petit goût de reviens-y comme on dit par chez nous.
Emilie ne m'a posé d'ultimatum dans la mesure où elle aurait très bien pu repartir seule en mission humanitaire ou autre et je ne m'y serait pas opposé. Je lui ai simplement demandé d'attendre un peu, d'une part pour réunir le budget nécessaire à cette aventure et d'autre part pour me laisser le temps de préparer mon départ de l'entreprise. Nous avons donc décidé conjointement voila maintenant plus d'un an de partir début 2008. Et cette période a été longue, très longue...
Lorsque nous avons annoncé ça à notre famille, nous n'avons pas ressenti de réticence, plutôt un peu d'inquiétude basée sur le fait que nous quittons notre paisible situation de salariés relativement confortable sans savoir réellement ce que nous ferons à notre retour. Il est vrai qu'au début, j'étais également un peu inquiet, mais je doit avouer qu'avoir une petite amie infirmière m'a sécurisé et je me suis dit qu'elle trouverait du travail plus rapidement que moi pour subvenir a nos besoin qui j'espère auront diminué à notre retour.
Les récentes échauffourées médiatisées en Afrique ( attentat contre des français en Mauritanie, annulation du Paris-Dakar, l'affaire de l'arche de Zoé, otages français au Nigeria, crise au Kenya...) ont quelque peu chiffonné notre entourage, famille ou amis. A vrai dire, dès qu'on apprend notre départ a quelqu'un, nous avons toujours le droit à une réflexion du type "ça craint l'Afrique en ce moment, non ?" ou alors "l'Afrique! mais qu'est ce que vous allez faire la bas ?". Moi, j'essaye de relativiser en leur répondant des trucs du genre "Et alors,à Franconville un policier éméché a tiré avec son arme de service sur un serveur" ou encore "Tu sais qu'en France il y a environ un millier de meurtres par an".
Je tiens a préciser pour rassurer tout le monde que dans les pays où nous allons crapahuter, il n'y a pas eu de grave problèmes récemment. Nous éviterons les zones instables (nord Mali, nord Niger). Nous ne sommes pas des têtes brulées, nous resterons sur nos gardes et si la situation est tendue, nous changerons de coin. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'insécurité mais nous éviterons de nous mettre dans des situations délicates et au pire Emilie sortira son couteau suisse et moi je sortirai mon Mawashi coup de pied circulaire...
Bon, voila vous savez a peu près tout sur le contexte. Nous quittons l'appartement le 29 Février et ensuite nous allons faire le tour de la famille et des amis pour leur expliquer tout ça et aussi pour se charger la tête d'images qu'on se repassera si on a des coups de cafard.
Ah oui, dernière chose, le départ de cette épopée est prévu le 1er Avril et c'est pas un poisson...
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Publié à 10:18, le 19/02/2008 dans Avant le départ..., Menars Mots clefs :
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