Notre périple de longue durée en Afrique de l'ouest

Voici les péripéties d' Émilie et Alex en Afrique de l'ouest. L'aventure commence au Sénégal et se poursuivra jusqu'où le vent voudra bien nous porter... Cette épopée humaine pèsera de tout son poids dans notre vie future...

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      Billet 10 sur 17
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      Un dimanche à Bamako...
      Publié dans Mali

      Bonjour à tous, beaucoup d'eau a coulée sous les ponts du fleuve Niger depuis le dernier article mais soit nous n'avions pas de temps, soit nous n'avions pas de materiel. Merci à tous pour les commentaires et les messages, ça fait chaud au coeur. Merci aussi aux copains pour les surprises. Nous sommes actuellement a Sévaré mais cet article relate notre séjour à Bamako que nous avons quitté il y a une petite semaine.

      Le trajet en train Kayes-Bamako dure normalement 12 heures. Le vieux train qui remplace le nouveau qui avait deraillé, s'est mis en branle à 20h15 avec une ponctualité remarquable. Nous avons pris des places en 1ere classe et nous avons eu raison car les wagons 2ème classe étaient surchargés et la place manquait.

      Il fait une chaleur torride a l'interieur. La tôle a enmagasiner la chaleur de la journée pour nous la redistribuer durant toute la nuit. Toutes les fenêtres sont ouvertes mais à 60 km/h de vitesse de pointe, l'air a du mal à entrer. En fait, les ouvertures servent plus à commercer avec les inombrables marchandes qui attendent le train à chaque arrêt et ce même en pleine nuit. Ici pas d'étales, les femmes portent leurs maigres échoppes sur la tête à hauteur des voyageurs. Arachides, boissons, viande grillée, sandwichs, oeufs et des centaines de kilos de mangue, c'est tout ce que les gens ont à offrir dans ces villages. La ligne ferroviaire joue donc un rôle important et permet à ces familles de subsister. Nous arrivons à dormir quelques heures recroquevillés sur nos banquettes avant d'être reveillés par le soleil.

      En Afrique, il n'y a pas d'aube ni de crépuscule. Le matin, le soleil est littéralement expulsé de l'horizon et il fait grand jour en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Le soir, il atteint rarement l'horizon car il disparait derrière un voile épais et vous plonge dans les tenèbres de la nuit. Nous regardons défiler les paysages et plus on se rapproche de Bamako, plus la terre devient rouge, la végétation est plus dense et quelques reliefs surgissent de nulle part.

      Nous arrivons à midi après 15 heures de voyage. Nous partons à pied à la recherche de notre hôtel dans le centre ville et nous le trouvons facilement. Aprés un bon tieboudien, une bonne douche à l'eau tiède et une petite sieste de recupèration, nous partons arpenter la ville. C'est la saison morte alors nous sommes rapidement sollicités par quelques guides. L'un d'eux nous conduit à "la terrasse", lieu d'exposition et de vente d'objets d'art et autres statuettes, bogolans et bijoux en veux tu en voilà. C'est également le lieu de rencontre des jeunes artistes du quartier. Nous rencontrons Adama surnommé Noss. C'est vraiment rigolo car il s'est souvenu d'Emilie. Ils s'étaient rencontrés en 2002 et ils ont même une photo ensemble! Il est prof de percu et est venu jouer plusieurs fois en France. Le courant passe bien entre nous.

      Le lendemain nous partons nous promener dans le grand marché et j'y fais couper ma barbe devenue un peu trop fournie. Après un tour dans le marché artisanal, nous cherchons les stands des fétiches et c'est à l'odeur que nous les trouvons. Il faut avoir l'estomac bien accroché pour rester plus d'une minute devant de tels étalages. Des têtes d'animaux en décomposition sont empilées un peu partout et il nous a fallu un peu de temps pour identifier celles des hyènes. D'autres objets inconnus et indescriptibles y sont aussi entassés. Toutes ses choses sont utilisées par les féticheurs et marabouts lors de sacrifices ( pour avoir la force, pour trouver un travail, pour avoir une deuxième femme...).

      Le soir nous rencontrons Isaac à la terrasse. Il est guide mais suppose d'entrée à la vue de notre teint halé que nous sommes à la fin de notre séjour. Après avoir fait connaissance, il nous propose de nous héberger chez lui et nous discutons d'une excursion dans le pays Dogon. Isaac est très pro, il nous montre des lettres de recommandation, des photos et nous définissons avec lui un programme sur mesure, contrat à l'appui. Nous nous donnerions rendez vous le mardi 20 mai à Sévaré, ce qui nous laisse le temps d'aller visiter Ségou et Djenné. Il nous recommande également des personnes à contacter sur place pour les bons plans. Puis une fois ensemble nous partirions pour une excursion de 8 jours dans le pays Dogon. Nous tombons d'accord, contrat signé!

      Le lendemain, nous partons chez un ami d'Adama qui habite sur l'île aux baobabs, sur le fleuve Niger, non loin de Bamako. Une courte traversée en pirogue et nous atteignons ce petit hâvre de paix. Au menu, riz gras à la pintade, fraichement égorgée par Seïdou puis préparée avec amour par Aceitou et Emilie. Pendant ce temps là nous faisons le thé entre hommes, tradition oblige, à l'ombre d'un grand manguier. Après ce bon moment de détente suivi de ce succulant repas nous partons nous promener en pirogue et assistons à un magnifique couché de soleil sur le Niger, loin de l'effervescence de la capitale qui est pourtant juste à côté.

      Bamako est une ville où plusieurs atmosphères se mélent. Certains quartiers sont très calmes, avec de larges avenues ombragées. Le centre ville et particulièrement le grand marché sont très animés et il est difficile d'y circuler même à pied. Il y a énormement de circulation et surtout des petites motos chinoises les Jakarta, bien polluantes. La ville étant entourée de collines, la pollution doit être infernale certains jours. Une de ces collines abrite la fac de médecine et l'hôpital du point G! De là, la vue sur la ville y est tellement belle que c'est peut être de là que vient le nom!

      Nous sommes resté 5 jours dans la capitale et il ne fut pas désagréable de la quitter pour d'autres contrées plus paisibles et plus riches en découverte, toujours plus vers l'est...


      Publié à 06:00, le 21/05/2008, Bamako
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      tourista quand tu nous tiens...
      Commentaire publié par liloo, à 06:00, le 21/05/2008

      et oui j'ai appris que ca y est ! elle vous etait passee dessus cette fameuse tourista ! vous imaginez quels souvenirs ca me rappel !! Bon encore des rencontres de ouf ! incroyable la vie quand meme ! tant mieux pour vous les amis ! bonne route pour la prochaine etape ! gros bisous... et au fait j'ai pas ete prise chez LECLERC pour le pouvoir d'achat ! je pense qu'on va nous aussi bientot partir... ca se precise ! suspence !
      un dernier petit mot et comme le faisait ma mere lorsque j'etais dans les contrées lointaines de Bolivie, voici notre menu de demain soir : bon rosbeef bien saignant avec petits haricot vert, st emilion 2004 et une bonne part de fromage de chevre ! j'espere que ca vous fera baver un peu quand meme ! santé !

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