Notre périple de longue durée en Afrique de l'ouest

Voici les péripéties d' Émilie et Alex en Afrique de l'ouest. L'aventure commence au Sénégal et se poursuivra jusqu'où le vent voudra bien nous porter... Cette épopée humaine pèsera de tout son poids dans notre vie future...

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      Billet 9 sur 17
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      Ségou, Djenné, Sévaré...
      Publié dans Mali

      Le samedi 17, nous partons en car pour Ségou. Nous y rencontrons Papou, une connaissance d'Isaac et celui ci nous héberge chez lui. Il est également guide et est sur le point de créer son auberge. Il nous organise une journée de visite des villages alentour en bateau sur le Niger pour le lendemain.

      Nous nous réveillons donc avant le soleil pour embarquer sur notre pinasse privée direction Farako, un peu plus en amont sur le fleuve. Ce petit village isolé compte 135 familles de potiers. Plutôt de potières car ce sont les femmes qui s'occupent de tout, du ramassage de la terre jusqu'à la cuisson en passant par le façonnage à la main et la peinture. Nous sommes accueillis chez Aminata, une céramiste reconnue puisqu'elle a été invitée en 2001 à Amiens lors d'un salon international. Sa fille nous prépare à manger pendant que nous faisons le tour du village.
      Nous rejoignons ensuite le village historique de Ségou Koro où le prince nous fait la visite guidée. Le village compte beaucoup d'écoles coraniques et de mosquées en banco. Ici comme dans beaucoup d'autres endroits, les enfants me poursuivent en m'appelant 'Paco' et en me demandant où est 'Preta'. Tout ça c'est à cause d'une série Brésilienne (le 'plus belle la vie' local), le personnage principal présente une vague ressemblence avec moi. C'est rigolo.
      Nous terminons la journée dans le village de Kalabougou où nous faisons des provisions de poteries pendant que les femmes préparent la cuisson. Ici pas de four, tout est cuit dans d'immenses brasiers constitués d'empilements de branches, de pots et de paille. Malheureusement, nous ne pouvons assister à l'allumage car une tempête de sable se lêve.Nous nous refugions donc dans notre pinasse pour rallier Ségou avant la tombée de la nuit.

      Le lendemain, nous partons en car pour Djenné, une des plus belles villes d'afrique de l'ouest construite exclusivement en banco sur une île.
      Dès le matin, je me sent faible. Il fait une chaleur étouffante dans le bus et pourtant je ne transpire pas d'une goutte. Au fur et à mesure que les heures défilent, je suis de plus en plus faible et le voyage devient interminable. Je me repose tant bien que mal sur les genoux d'Emilie qui elle a très chaud. Pour couronner le tout, nous tombons en panne en pleine brousse à 5km de notre but et notre calvaire est encore prolongé d'une heure. Arrivés à l'auberge, je ne tient presque plus sur mes jambes et m'effondre sur le lit. Heureuseument, Emilie s'occupe de moi. Elle m'apporte une assiette de soupe que j'ai du mal à avaler, et me donne des médicaments contre la fièvre. J'ai passé 24h à 40° de température mais ensuite les diarhées ont commencé. La nuit fût longue et pas seulement pour moi puisqu'Emilie veillait sur moi.
      Le lendemain, tout le monde demandait de mes nouvelles. Nous avons passé une bonne partie de la journée à l'hôpital pour faire quelques tests. Diagnostic: Paludisme.
      Nous avons donc repoussé notre excursion dans le pays dogon de 3 jours le temps de reprendre des forces.
      Tandis que je me reposait, Emilie est partie visiter la ville qui est particulièrement animée le lundi puisque c'est le jour du grand marché. Les marchands sont installés tout autour de la grand mosquée et dans les rues adjascentes. La mosquée est impressionnante, c'est le plus grand édifice en banco du monde et plus de 4000 volontaires se chargent de la recrepitter chaque année. On peut voir un peu partout dans la ville des tas de terre qui macèrent avec de la paille et du beurre de Karité et qui sert de crépi. La ville compte pas moins de 42 écoles coraniques et des maisons à étages sublimes.
      Isaac nous avait donné un contact sur Djenné, PDG (ici tout le monde a un surnom) est resté avec nous durant notre séjour en nous aidant dans nos démarches.
      Le lendemain avant le départ pour Sévaré, PDG nous a refait faire un petit tour de la ville pour que je puisse en profiter un peu.

      Nous avons donc rejoint Sévaré non loin de Mopti mardi et c'est ici que doit nous rejoindre Isaac pour le pays Dogon. Nous en avons profité pour faire des tests complementaires et les résultats sont tombés dans l'après midi. Je n'ai plus de traces de Malaria grace au traitement de choc que nous avions emmené mais une fièvre typhoïde n'est pas à écarter donc traitement antibiotique automatique...
      Typhoïde, le mot fait peur mais ce n'est pas très grave. C'est juste une infection intestinale qu'il faut soigner correctement pour éviter les complications.

      L'afrique est hostile pour nous les occidentaux. Je n'échappe pas à la règle et c'est peut être le prix à payer pour la découvrir en profondeur. J'espère simplement que je serait à la hauteur si Emilie tombe malade, je ne suis pas infirmière moi.
      A nous deux nous avons perdu 15 kilos mais c'est surtout la carence en beurre demi-sel, gorgonzola, super-poulain du matin et en bon plats de chez nous tout simplement. La chaleur y est également pour beaucoup. Nous avions tous les deux fait des réserves le mois précédent le départ dans la famille et chez les amis mais là le stock est épuisé...

      Nous devons partir demain Vendredi pour le pays Dogon. On dit que c'est un des dix endroits à voir avant de mourir. Nous sommes rassurés car nous n'avons pas encore vu tous les neuf autres.

      Désolé mais le materiel ne nous permet pas de mettre des photos qui pourraient illustrer cet article et le précedent. Nous en mettront plus tard. Mis a part ce petit contre temps sanitaire, le moral est toujours bon et nous avons toujours aussi soif de découvertes.

      Le prochain article sera surement écrit de Mopti et nul doute qu'il sera long vu la richesse culturelle du pays Dogon.

      Merci encore à ceux qui communiquent, continuez comme ça.


      Publié à 08:00, le 22/05/2008, Sévaré
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      bravo
      Commentaire publié par champelouille, à 08:00, le 22/05/2008

      Bravo, un réel bonheur de vous suivre pas à pas et chapeau pour cette correspondance pleine de détails et d'anecdotes.
      nous, nous voyageons en virtuel il ne nous manque que les odeurs...
      Bises à tous les 2
      M.Jo


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      Commentaire sans titre
      Commentaire publié par jugeo, à 08:00, le 22/05/2008

      salut les amis !
      par quoi vais je commencer... d'abord par vs dire qu'on a un peu flippé en lisant l'état de fatigue de Tackoo, qui s'est avéré n'être qu'une méchante fièvre (prenez soin de vous qd même, on voudrait pas vs récupérer en petits morceaux !). C'est dc rassurés que ns avons découverts la suite de votre périple tjs aussi passionnant et chaleureux !
      Merci de ns faire partager ces bons moments (Tackoo tu es le roi de l'écriture !) à lire ou à regarder (n'hésitez pas à ns bombarder de photos, on adore!).
      Here, all is good, but it's raining during 5 days...c'est triste et un peu déprimant...heureusement nous avons le soleil qd on vs lit : c'est chouette !
      Et puis on commence à visiter des maisons pr acheter, c très sympa et en même tps on veut pas se précipiter et acheter n'importe quoi (ben oui, on voudrait accueillir nos "africains" ds une belle maison spacieuse qd ils rentreront sur leur territoire !).
      On pense bcp à vs : chaque matin qd je me lève (ju) je me dis que vs avez bien de la chance de ne pas avoir de réveil, de profiter des journées et de faire de belles rencontres. Un jour viendra où ns connaîtrons la même chose !
      Voilà qqes news de Blois, plein de gros bisous et latcho drom !
      on vs aime très fort
      a biento - jugeo

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