Notre périple de longue durée en Afrique de l'ouest

Voici les péripéties d' Émilie et Alex en Afrique de l'ouest. L'aventure commence au Sénégal et se poursuivra jusqu'où le vent voudra bien nous porter... Cette épopée humaine pèsera de tout son poids dans notre vie future...

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      Tombouctou, la cité mythique...
      Publié dans Mali

      Après notre excursion dans le pays dogon, nous devions initialement partir pour le Burkina Faso. La rencontre avec Maxime a quelque peu changé la donne. Maxime fait le tour du monde avec comme fil conducteur le micro-crédit.

      Il nous a proposé de descendre le Niger en pinasse jusqu'a Tombouctou et l'idée nous a tout de suite séduite. Nous sommes hors saison touristique et la saison des pluie se fait attendre, le niveau du fleuve est encore bas. Le bateau reliant Mopti à Gao et passant par Tombouctou n'a pas encore démarré à cause du manque d'eau. Le seul moyen de rallier la ville mythique par le fleuve est donc d'embarquer sur une pinasse de marchandises avec un faible tirant d'eau.

       

      Nous ne passons pas inaperçu ni dans la ville ni aux abords du port lorsque nous décidons de nous trouver une pinasse en partance pour le nord. Les négociations sont rudes, ici on ne discute pas directement avec le proprietaire du bateau. Tout passe par le 'syndicat'. Quelques jeunes loups se chargent de nous dégoter un bateau, des nattes pour les nuits et une grosse quantité d'eau. Chacun prend sont petit bénéfice la dessus.Il est difficile d'y échapper surtout en saison morte.

      Après une soirée rafraichissante dans la piscine de l'hôtel, nous passons la matinée du lendemain à faire des provisions pour le voyage qui durera 5 à 6 jours. Nous sommes accompagnés par Ousmane, un jeune que nous avions rencontré a Djénné. Spaghettis, riz, boites de thon et corned-beef, concentré de tomate, oignons et condiments, mangues, cacahuètes et rhum, tout tient dans un carton et peut resister aux morsures du soleil.

      Nous embarquons tout les trois à 15h lundi après midi. Notre pinasse mesure un vingtaine de mètres de long et est couverte sur son tiers central par des nattes de palmier rosnier. Elle est chargée de sac de mil, de riz et de savon. La barre est à l'avant et le moteur diesel à l'arrière. Quand le vent est favorable, une voile confectionnée en sac de riz est hissée sur le mât. En guise de cabine, deux nattes posées sur les sacs de mil à l'avant du bateau juste en dehors de la bienfaitrice zone ombragée. Quand le soleil tape trop fort c'est à dire la majeure partie de la journée, nous tendons des pagnes au dessus de nos têtes. Pas de toilettes, mais un trou situé à la poupe de la pinasse, écvacuation directe.

      Nous sommes une quinzaine à bord, Ali est le capitaine et fait le voyage avec toute sa famille. Il y a son père, son frêre avec sa femme, son grand fils Abdou et surtout ses deux femmes qui ont pour l'une deux enfants en bas âge et pour l'autre un nourisson. Il y a aussi deux autres voyageurs qui rejoignent leur village.

       

       

       

      Les femmes font la cuisine dans un espace aménagé à cet effet et nous sommes invités à partager les repas quasiment à chaque fois. Devant la monotonie des plats proposés ( riz sauce ), nous preferons cuisiner sur notre réchaud à essence qui fascine d'ailleurs les hommes. Nous sommes la principale attraction du voyage surtout lorsque nous préparons à manger. Le soir, tout ce beau monde descend sur la berge pour manger. Les femmes, les enfants et nous trois préferons dormir sur la pinasse.

       

      A chaque arrêt dans les villages qui jalonnent le fleuve, nous sommes acceuillis par une foule de gamins enthousiastes. Ils le sont déja un peu moins quand nous mettons le pied à terre, certains s'enfuient en courant dès que nous approchons et il y a fort à parier que certains n'avaient jamais vu de toubabs de si près. Un soir Emilie improvise un cours de danse sur la Macaréna et moi, quelques enchainements de karaté. Les enfants répètent tous les mouvements avec une discipline exemplaire.
         

      Nous croisons quelques hippopotames en chemin, mais nous évitons de les approcher de trop prés. Le paysage est magnifique malgré le manque d'eau. De nombreux villages peuls, bozos, songhaïs et des campements d'éleveurs nomades bordent le fleuve. Les oiseaux, les berges, les villages, les couchers de soleil et l'évolution des paysages en font un voyage inoubliable.


      Nous arrivons à 8h vendredi à Korioumé aprés cinq jours de navigation. Aprés les aurevoirs à l'équipage, nous trouvons un 4x4 pour Tombouctou à 18km de là.

      Tombouctou, l'une des destinations les plus légendaires au monde. Rien de plus mythique que ce nom qui rime depuis des siècles avec cité inaccessible et mystère africain. C'est une ville du bout du monde isolée aux portes du Sahara, l'air y est brûlant (48° à l'ombre) et les rues pavées sont régulièrement ensablées. Rien ne peut arrêter le désert qui englouti peu à peu la cité.

      Nous dormons sur le toit d'une auberge à l'entrée de la ville et le chemin est parfois long jusqu'au centre ville en pleine chaleur. Les trois mosquées, les maisons en pierre aux superbes portes, les rues pavées, les marchés et surtout l'omniprésence du désert en font une ville fascinante. Tombouctou n'est pourtant plus que l'ombre d'elle même, loin de sa grandeur passée lorsqu'elle servait de terminus aux caravanes reliant la méditerrannée à l'Afrique subsaharienne.

      Aujourd'hui encore des touaregs font la navette entre Taoudenni et Tombouctou (740km et 15 jours de chameau) pour descendre des plaques de sel, des dattes et de l'artisanat qui sont ensuite acheminés dans toute l'afrique de l'ouest. Les caravanes avancent de nuit et se repèrent grâce aux étoiles. Arrivés à Tombouctou, leur campement est installé à plusieurs kilométres de la ville loin de la lumière et du bruit. Les touaregs n'ont plus le droit de vendre directement leur produits au marché, les intermédiaires s'en chargent en recupérant une grosse marge sur le dos des nomades qui pourtant font le plus gros du travail.

      Nous avons eu le privilège de partager le thé et de marchander quelques objets avec Moussa et ses compagnons de route qui repartent dès demain pour leur village proche de Taoudenni.

      Pour nous, la ville de Tombouctou gardera une part de mystère car nous reprenons la route demain et nous n'avons pas eu les moyens financiers  de visiter la ville dans ses profondeurs à l'aide d'un guide.

      Cette fois nous partons bien pour le Burkina Faso, avec encore une étape ou deux au Mali. Alors à la prochaine pour de nouvelles aventures....

       

       


      Publié à 05:03, le 8/06/2008, Tombouctou
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      le Maxime en question
      Commentaire publié par Anonymous, à 05:03, le 8/06/2008

      Merci pour les photos et les petits mots.

      J'ai adoré partager ces moments avec vous.

      A bientot au croisement d'une route ;)

      mon recit (sans ton style ;))
      http://www.mcwt.net/


      max

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      moi aussi j'ai envie
      Commentaire publié par Margot, à 05:03, le 8/06/2008

      je vous fais juste un petit coucou et pour vous dire que votre voyage me fais réellement réver moi aussi j'ai envie de vivre l'aventure et rencontrer de nouvelles population jai de plus en plus hate de vous rejoindre!!!! je vous embrasse très fort je vous écrirai un vrai mail cette semaine.
      PS: Emilie tu es vraiment rayonnante et extrèmement belle sur les photos je t'aime fort tu me manques.

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