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Bonjour à tous et bonne fête aux papas,
Voila 10 jours que nous sommes arrivés au Burkina. Nous avons fait une halte de deux jours à Ouahigouya la quatrième ville du pays. La ville est agréable et son marché est immense. Une partie du marché est reservée aux femmes, c'est le marché aux fruits et légumes. L'autre partie est un grand carré de boutiques couvertes formant un espèce de souk car des tissus sont tendus entre les échoppes pour faire de l'ombre. C'est le marché le plus grand que nous avons vu depuis le début du voyage et c'est étonnant pour une ville de 100000 habitants. En fait dans les grandes villes, il y a plusieurs petits marchés. Nous avons pu visiter le lycée car le seul cyber-café se trouve la bàs. On sent bien que le bac est pour bientôt car les classes sont vides et les jeunes bachottent un peu partout notamment sur des tableaux de revision à l'exterieur.
La ville ne présentant pas énormément d'interêt, nous sommes partis rapidement pour Ouagadougou. Pour une fois, le voyage a été très confortable, le minibus était quasiment vide. A notre arrivée dans la capitale, l'hotel qu'Alexi (une rencontre à Ouahigouya) nous avait conseillé s'est avéré trop cher pour notre bourse. Nous avons donc migré vers le Pavillon vert, mieux placé et moins onéreux.
Le lendemain (vendredi 13...), nous sommes partis explorer la ville à pied. Nous ne sommes pas particulièrement superstitieux mais après cette facheuse journée, nous le sommes peut être devenus... Ouagadougou compte beaucoup de vendeurs ambulants, il y en a sûrement autant qu'à Dakar ou Bamako mais nous avons rapidement compris qu' ils étaient plus collants ici. L'un d'eux nous a suivit pendant une bonne heure en essayant de nous vendre une moto en cannette de coca. Toutes les techniques diplomates de décollage se sont avérées inefficaces avec lui et au bout d'un moment il est devenu agressif et a commencé à nous insulter. Voyant que nous étions insensibles à ses injures, il m'a craché au visage. Là, il avait depassé les bornes des limites, je l'ai donc maitrisé en y laissant tout de même un petit lambeau de peau (tout petit). Un attroupement s'est rapidement formé autour de nous mais les gens n'avaient pas l'air de savoir qui était le gentil et qui était le méchant. Ils nous ont séparé et l'ont laissé repartir tranquillement. Emilie a eu peur et moi j'était vraiment énervé de leur comportement. Un temoin, a finalement relaté la scène et on nous a expliqué qu'il s'agissait surement d'un drogué.
Nous nous sommes arreté une heure pour manger et pour nous remettre de ces émotions mais nous n'étions pas très sereins quand nous sommes repartis. Nous avions raison car sur le chemin du retour, le même genre de sale type nous a suivi pendant un quart d'heure avec cette fois un petit vélo en fil de fer. Il avait exactement le même comportement que l'autre et a lui aussi fini par nous insulter. Il est difficile après de telles experiences d'avoir une bonne première impression d'une ville et j'imagine que de tels comportements peuvent donner une très mauvaise image du pays surtout si les victimes sont en voyage organisé et ne restent pas assez longtemps sur place pour se faire une autre opinion.
Pour notre part, nous savons qu'il s'agit d'une minorité et nous ne mettons en aucun cas tous les burkinabés dans le même panier. Nous sommes à Ouaga depuis 4 jours et nous n'avons pas eu d'autres ennuis. Pour couronner ce vendredi 13, la France a perdu 4-1 contre la Hollande et il y a fort à parier que tout ces évènements facheux n'étaient liés qu'a la date du jour...
Le lendemain nous nous promenons de nouveau dans la ville et nous n'avons pas d'ennuis particuliers. Le soir, nous allons voir une pièce de théatre au centre culturel français ppour finir la journée.
Le dimanche matin, nous decidons de louer une moto pour aller explorer les environs. Nous partons pour Laongo, un petit village à 40km de Ouaga où un site granitique est mis à disposition des sculteurs tout les deux ans. Le site est immense et des scultures de tout genre sont eparpillées un peu partout. Ce fut assez sympa à visiter, un peu de calme loin de l'effervescence de la capitale. Emilie a conduit la moto sur le chemin du retour, elle n'avait plus besoin de personne en Harley Davidson... Le soir, nous nous dégotons une piscine pour nous rafraichir un peu.
Lundi, retrouvailles avec Maxime qui a choisi le même hotel que nous et nous passons la journée dans la cour de l'hôtel à s'initier au tatouage au Hénné (celui qui s'efface tout seul) et à discuter.
Nous partons demain pour Bani, Dori et Gorom-gorom dans le Nord-est. Il parait que le marché du jeudi à Gorom est à voir, de nombreuses ethnies s'y rassemblent pour commercer.
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