Notre périple de longue durée en Afrique de l'ouest

Voici les péripéties d' Émilie et Alex en Afrique de l'ouest. L'aventure commence au Sénégal et se poursuivra jusqu'où le vent voudra bien nous porter... Cette épopée humaine pèsera de tout son poids dans notre vie future...

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      Gorom-Gorom et Bani, petite bouffée d'air pur...

       

      Bonjour à tous, nous sommes de retour à Ouaga après 3 jours d'excursion dans le nord-est du pays. Mais tout d'abord, je voudrai commencer l'article par une petite mauvaise nouvelle. Rien de grave enfin peu être un peu quand même. En fait les photos que vous verrez sur cet article et dans la rubrique 'album photos' seront les dernières que vous verrez sur le blog. Nous avons un problème d'adaptateur usb de carte mémoire et nous avons oublié le cable usb en France. Nous avons bien essayé de solutionner le problème en cherchant un nouveau cable mais nous venont d'arpenter toute la ville en mobylette sans succès. Ca rejoint ce que je disait quelques articles plus tôt, en Afrique on trouve de tout sauf ce dont on a besoin. Qu'à cela ne tienne, nous prennons toujours des photos et certains d'entre vous les verrons au retour. Pour les autres, nous illustrerons le blog à notre retour en France. Après ce petit interlude technique, passons à l'article:

      Le rendez vous était prévu à 7h pour un départ à 7h30 de la gare routière. Nous arrivons à 7h04 mais le bus est dèja chargé et les apprentis refusent de monter nos sacs sur le toit. Nous faisons donc le trajet jusqu'à Dori (5 heures) avec nos gros sacs entre les genoux. Dori n'est qu'une étape pour nous sur la route de Gorom-gorom et nous y restons seulement le temps de manger et de trouver un autre véhicule. Il n'y a que 50km mais nous mettons deux heures pour atteindre notre but, c'est dire l'état de la piste et de la voiture.

      Nous nous dirigeons vers la partie sahélienne du pays mais le paysage n'a rien a voir avec ce que nous avions vu au Mali. Ici la saison des pluies a commencé, il y a des grandes étendues d'eau et de l'herbe pousse un peu partout. Ca fait du bien de voir du vert et si on faisait abstraction de la bosse des zébus, on pourrait se croire en Normandie à certains endroits.

       

      A Gorom-gorom, nous nous installons à la mission catholique chez le gentil père Pascal. Il nous met une chambre à disposition à des prix battant toute concurence. Le soir, nous rencontrons une joyeuse bande de gamins qui ne nous quittera plus jusqu'à notre départ de la ville. La nuit est brulante et comme la chambre n'est pas ventilée, nous la passons dehors à la belle étoile.

      Le lendemain, nous partons visiter le fameux marché du jeudi et celui ci tient ses promesses. Ici les touristes tiennent les seconds rôles, les chalands sont trop occupés par leurs affaires pour nous solliciter. Plusieurs éthnies du Sahel et du Sahara fréquentent le marché. Il y a les touaregs avec leur turbans et leurs epées, il y a aussi les fermiers songhaï et les bergers peuls avec leur chapeaux de paille coniques. Ce sont surtout les femmes peules qui attirent les regards.

      Elles portent des habits de couleur vives et ont des coiffures impressionnantes. Leurs tresses sont ornées de fils argentés et de perles en agathe verte ou rouge. Elles portent également de lourds bracelets en argent et de grandes boucles d'oreilles. Le marché est très coloré et finalement, ce sont les gens plus que les marchandises qui y contribuent. Nous allons également faire un tour dans le marché au bestiaux, le plus grand du pays mais ça ne devait pas être un grand jour parce que nous n'avons vu que quelques dizaine de vaches, moutons, chèvres et autre chameaux. Les enfants nous emmènent ensuite dans leur village peul à l'écart de la ville et nous accueillent sous leur case faite de bois et de paille. Après les avoir invité à manger, ils nous dégotent un camion en partance pour Bani et nous les quittons en leur laissant un petit quelque chose pour acheter un ballon de foot.

      Le trajet dans la cabine du bahut est des plus confortables et le chauffeur nous débarque le long de la route où encore une fois nous faisons l'attraction du village. Bani n'est pas riche en hébergements mais nous trouvons l'auberge Nomade où Ousmane nous accueille. Nous partons directement voir le marché puisqu'ici aussi il se tient le jeudi. Il est beaucoup moins approvisionné que celui de Gorom et nous nous demandons ce que les gens mangent ici à part le riz et le mil. Il n'y a pas du tout de légumes à part de l'oseille et des oignons. Le soir, nous allons suivre le 1er quart de finale de l'euro Allemagne-Portugal. C'est un particulier qui a amenagé une pièce dans sa maison et qui fait payer l'entrée 100CFA (15 centimes d'euros). Nous préparons à manger à l'auberge et nous passons la fin de soirée à discuter et à jouer aux devinettes avec Ousmane. 

      Le lendemain, nous partons visiter les 8 mosquées qui font la réputation et pour tout dire le seul attrait du village. La principale est située dans le centre alors que les sept autres sont sur la colline surplombant la bourgade. La grande mosquée est magnifique, l'interieur compte 100 piliers et la lumière entre par quelques ouvertures sur les cotés. Nous montons sur le toit par le petit escalier qu'emprunte le muezzin (l'homme qui chante l'appel à la prière) pour accéder au minaret. Toutes les mosquées sont faites en Banco et sont consolidées par des traverses en bois qui servent également d'échaffaudage au moment du recrepittage. Les habitants n'ont pas les moyens d'entretenir tous ces édifices, ils essayent donc de préserver la plus  grande des mosquées alors que les sept autre tombent inexorablement en ruine. Nous montons sur la colline et Ousmane nous explique que les sept mosquées sont disposées de telle sortent qu'elle representent un homme priant vers la grande mosquée. L'une represente la tête, deux autres les bras, puis les épaules et les jambes. Malheuresement, nous ne pouvons pas illustrer ce récit de photos mais croyez nous, l'endroit est magnifique.

      Nous quittons Bani en milieu d'après midi et nous rejoignons notre hôtel de Ouaga. Maxime a quitté la ville pour d'autres contrées mais nous occupons la même chambre que la fois dernière. Le soir, nous nous payons un vrai gueleton avec de la vrai salade et des vrai tomates.

      Aujourd'hui Samedi 21, c'est le jour de l'été (enfin chez vous), c'est aussi la fête de la musique et le centre culturel français organise des concerts. Nous avons loué un mobylette pour l'après midi car nous avions plusieurs choses à faire aux quatres coins de la ville. Ce soir, le Burkina reçoit les Seychelles au Stade. On entend déjà des Klaxons et les drapeaux sont de sortie. Ca va sûrement être la grande fête dans Ouaga...

      Nous quittons la ville demain à 11 heures pour Bobo-Dioulasso dans l'ouest verdoyant du pays. Nous esperons y trouver quelques cascades et autres sites de baignades pour se rafraichir un peu...      

       


      Publié à 05:35, le 21/06/2008, Ouagadougou
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      EH EH EH
      Commentaire publié par LILOONETTE, à 05:35, le 21/06/2008

      JOYEUX ANNIVERSAIRE,
      JOYEUX ANNIVERSAIRE,
      JOYEUX AAAANNIIIIVERSAIREEEEE MON TAKOU,
      JOYEUX ANNIVERSAIRE

      ENCORE UNE ANNEE DE PASSEE... ET TU ES LOIN JE NE PEUX PAS TE SAUTER DESSUS POUR TE COUVRIR DE CADEAUX ET DE BISOUS MAIS LE COEUR Y EST PLUS QUE TU NE LE PENSE ! EN CE JOUR SI PARTICULIER, NOUS BOIRONT A TA SANTE, ET BIENSUR NOUS ESSAYONS DE T'APPELER ! (mais j'assure mes arrières si ca marche pas !!hihi!!) SACHE QUE TU ME MANQUE ENORMEMENT ET JE FERAI DONC UNE SIMPLE CITATION : seuls les anniversaires nous rappel que nous existons et que le temps passe ! GROS BISOUS MON TACKOU ! GROS MA CHTIOTE BILOUTE ! ON PENSE BCP A VOUS ! A BIENTOT !

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      Commentaire sans titre
      Commentaire publié par Anonymousfredoche, à 05:35, le 21/06/2008

      je suis avec passion votre voyage, que de choses a imaginer de loin mais si présentes dans notre coeur
      trés trés grosses bises
      fredoche

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