Notre périple de longue durée en Afrique de l'ouest

Voici les péripéties d' Émilie et Alex en Afrique de l'ouest. L'aventure commence au Sénégal et se poursuivra jusqu'où le vent voudra bien nous porter... Cette épopée humaine pèsera de tout son poids dans notre vie future...

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      Billet 3 sur 17
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      Bobo-Dioulasso et Banfora...
      Bonjour à tous,
      Avant de commencer l'article, nous souhaitons d'abord tous vous remercier de suivre notre aventure via ce blog. Nous avons passé la barre symbolique des 1000 visiteurs sur le site. Merci donc à la famille, aux amis et aux internautes inconnus qui peut être suivent ce périple.
      Un grand merci également à toutes les personnes qui m'ont contacté ou qui ont simplement pensé à moi le 26 juin, jour de mon anniversaire. Dernière chose avant de commencer et bonne nouvelle: nous avons trouvé une solution pour les photos.
       
      Voilà maintenant une semaine que nous visitons l'ouest du pays. Nous sommes arrivés dimanche dernier à Bobodioulasso, deuxième ville du Burkina. Il est facile de comprendre pourquoi cette ville plaît tant aux voyageurs. Les rues sont bordées d'arbres, la circulation est beaucoup moins intense que dans la capitale, l'atmosphère y est paisible et la musique omniprésente. Nous nous installons à l'hôtel des cocotiers, idéalement implanté dans le centre ville et surtout bon marché.
      Comme partout en Afrique de l'ouest, les guides et marchands d'objets d'art ne tardent pas à savoir que deux clients potentiels viennent de débarquer en ville. Cependant la politique de l'hôtel est stricte et seuls quelques guides connus de la direction peuvent pénétrer dans l'enceinte.
      Certains coins de la ville comme le vieux quartier appelé Kibidwé où la grande mosquée sont inaccessibles sans guide. Nous nous rapprochons donc de deux d'entre eux, Ben le doudou, et Marie-Joseph. Se sont deux jeunes frères même père qui habitent le quartier. On sent rapidement qu'ils sont nouveaux dans le métier car ils ne sont pas très à l'aise pendant les phases de négociation. Ils connaissent la ville sur le bout des doigts et en plus leurs rapports avec nous ne semblent pas trop intéressés. C'est se qui nous plaît rapidement chez eux.
      Le lendemain nous partons visiter la mosquée de Dioulasso-Bâ avec Marie. Celle-ci n'est pas aussi belle que celle de Djenné, Mopti ou Bani mais c'est tout de même un remarquable exemple d'architecture sahélienne en banco. Nous partons ensuite visiter le vieux quartier, juste de l'autre côté de la rue. Le quartier est divisé en trois parties: les animistes, les forgerons et les musulmans. Nous déambulons dans le quartier en écoutant les riches explications de Marie. Nous passons devant les ateliers des forgerons, devant une brasserie traditionnelle de bière de mil, nous longeons le marigot où des silures sacrés attendent qu'on les nourrissent pour finalement finir chez Marie pour une petite séance de djembé.De retour à l'hôtel nous essuyons un joli orage qui nous contraint de rester au sec jusqu'au soir.
      La saison des pluies a vraiment commencée et les pluies sont maintenant quotidiennes. Le ciel est encombré tous les jours et la lumière est beaucoup moins belle que les semaines précédentes. Le soir nous nous rendons au Bambou avec Thomas, un lyonnais bien sympa. Le bambou est le carrefour des musiciens à Bobo. Ce lieu  a était créé par Bernard, un savoyard passionné de musiques traditionnelles et fasciné par l'incroyable potentiel musical présent ici. Il y a un concert au bambou tous les soirs depuis onze ans...
      Le lendemain nous louons une moto et Ben nous emmène à Koro, un village perché dans les collines de granit, à une quinzaine de kilomètres de là. Le village est quasiment vide car les habitants sont partis aux champs. Du haut de la colline, la vue sur le verdoyant paysage est magnifique. Koro est principalement animiste et plusieurs fétiches sont éparpillés un peu partout dans le village. Le fétiche est un lieu de sacrifice et ici chacun à son rôle. Toutes les décisions importantes se règlent en égorgeant un poulet. Il en va de même pour définir les dates des semences et des récoltes, pour savoir si la pluie va tomber, si une femme aura des jumeaux ou tout simplement pour remercier les esprits ou demander leur protection. Les sacrifices se définissent de la manière suivante: un poulet est égorgé et son sang est versé sur le fétiche. Ensuite il est reposé au sol pour qu'il fasse ses derniers pas. Et, c'est la position dans laquelle la malheureuse volaille tombe qui détermine la suite. Si c'est sur le dos ou sur le côté c'est plutôt positif, par contre si c'est sur le ventre ça veut dire que les esprits ne sont pas d'accord. Pas facile d'être un poulet en Afrique.
      L'après-midi, Thomas se joint à nous est nous partons tous les quatre à la guinguette, un site de baignade proche de Bobo. Malheureusement, à cause des pluies de la veille l'eau est plutôt boueuse et il est impossible d'y barboter. En contre partie et à cause d'une crevaison en pleine brousse, nous nous faisons inviter par des villageois à partager avec eux quelques calebasses de bière de mil, pendant que Ben est parti réparer son pneu.
      Le soir nous décidons d'aller manger en amoureux pour fêter nos deux ans!!!!
       
      Le lendemain, Emilie est réveillée par de douloureuses crampes intestinales et les diarrhées ne tardent pas à suivre. Nous restons donc dans la chambre toute la matinée mais l'état de ma petite princesse s'empire avec des nausées et un début de fièvre. Je décide de lui apporter un peu de riz blanc mais se fut une mauvaise idée, la poubelle trouée de la chambre s'en souvient encore. Étant donné qu'en fin d'après-midi elle ne pouvait toujours rien avaler, même pas de l'eau et qu'elle ne tenait plus sur ses jambes, nous partons en taxi dans la meilleure clinique de la ville. Emilie est immédiatement prise en charge par un gentil et compétant médecin qui décide de la garder toute la nuit pour la réhydrater. Du coup, elle est perfusée et il lui administre également un antibiotique car, le test malaria étant négatif, il craint une infection bactérienne ou parasitaire. Quelques heures après son état s'est déjà bien améliorée. Nous quittons la clinique dés le lendemain matin après une nuit rythmée par les aller-retours au petit coin et les changements de perfusion. Après une bonne journée de repos et après avoir déballé mes émail cadeaux, nous allons manger dans un petit restau en plein air le Zion, pour fêter mon anniversaire.
      Samedi matin nous quittons Bobo-dioulasso pour Banfora, une petite bourgade endormie qui se prête à la découverte de la nature luxuriante de cette région. De là, nous partons explorer les environs en moto. Nous commençons par les cascades de karfiguéla où une magnifique voie bordée de manguiers conduit aux pied des chutes. Nous y barbotons un peu  car la météo ne se prête pas à une longue baignade. Nous poursuivons par les dômes de Fabédougou, un joli escarpement rocheux.
      Le lendemain nous partons aux pics de Sindou, à 50km de Banfora. La piste qui y mène est belle mais par endroit, la tôle ondulée africaine est à deux doigts de nous flanquer par terre. Les pics sont des formations rocheuses  très découpées. On nous explique que les habitants y avaient installé leur village avant d'être chassés par les esprits plus bas dans la plaine.
      Nous sommes aujourd'hui de retour sur Bobo, étape incontournable pour notre retour au Mali. Nous partons pour Sikasso au Mali demain ou après demain. Nous ferons ensuite un crochet par Bamako où nous retrouverons notre ami Isaac et où Emilie pourra revoir ses amis rencontrés en 2002. Nous redescendrons ensuite par la Guinée et peut être par la Guinée Bissau avant de rejoindre la famille d'Emilie à Dakar pour 20 jours au Sénégal.
      Nous avons décidé de prolonger notre voyage en découvrant un bout du maghreb. Nous remonterons donc par la Mauritanie et le Maroc.
      Nous prenons le temps de nous poser dans les endroits agréables et nous profitons toujours autant des lieux et des rencontres. Voilà un programme qui laisse encore de nombreuses pages à écrire.

       


      Publié à 05:36, le 30/06/2008, Bobo-Dioulasso
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      Bonjour mes amis............; c est Thomas
      Commentaire publié par Anonymous, à 05:36, le 30/06/2008

      ça y est je vous ai retrouvé. Je n ai pas encore pris le temps de lire tout votre blog mais ça m a l air vraiment sympa ( et oui j ai juste commencé a regarder la petite partie de votre voyage de bobo a banfora "comme par hasard" :p ) sinon pour ma part... c est le retour du train train... je vous a tres bientot bande de veinard ;-)

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