Voici les péripéties d' Émilie et Alex en Afrique de l'ouest.
L'aventure commence au Sénégal et se poursuivra jusqu'où le vent voudra bien nous porter...
Cette épopée humaine pèsera de tout son poids dans notre vie future...
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Un crochet par Bamako avant la Guinée...
Bonjour tout le monde, nous sommes en Guinée depuis 4 jours. En quittant le Burkina, nous avons fait une escale d'une semaine à Bamako.
A Bobo-Dioulasso, la veille du départ pour Bamako, nous allons visiter l'atelier de Julian. Nous l'avions déjà croisé plusieurs fois pendant notre séjour à Bobo et à chaque fois, il nous proposait des objets en bronze de sa création. Nous n'étions pas particulièrement emballés par ses pendentifs mais nous restons bouche-bée dès que nous passons la porte de son atelier-galerie.
La pièce embaume la cire d'abeille et de magnifiques statues en bronze sont exposées un peu partout. D'habitude quand nous entrons dans une boutique d'artisanat, notre oeil aguerri se pose assez rapidement sur l'objet qui nous intéresse le plus. Les chalands africains sont très doués pour détecter cette petite étincelle au fond des yeux et tout le jeu consiste à paraître le plus désintéressé possible pour négocier son coup de coeur au meilleur prix. Dans cette boutique là c'est diffèrent. Les statues sont tellement belles qu'elles sont toutes désirables.
L'objet de notre visite était de voir la méthode de fabrication des bronzes. Julian utilise le procédé de fonderie à la cire perdue. Je connaissais déjà bien ce procédé parce qu'on l'utilisait dans mon ancienne entreprise mais je ne l'avais jamais vu à échelle artisanale. La première étape consiste à modeler puis sculpter la cire en étant le plus précis possible pour limiter les finitions sur le bronze final. La cire d'abeille naturelle provient des villages alentours. La deuxième étape consiste à envelopper le modèle de cire de plusieurs couches d'argile et de brins de paille malaxés. La troisième étape consiste à cuire l'argile dans un four et à récupérer la cire liquide (rien ne se perd). L'argile ainsi cuite constitue le moule dans lequel sera coulé le bronze, c'est la quatrième étape. Après refroidissement, il ne reste plus qu'a casser le moule et à faire les finitions. Toutes les pièces sont donc uniques sauf les pièces creuses élaborées avec un procédé légèrement diffèrent qui permet de faire des petites séries. Le bronze pour ceux qui ne savent pas est un alliage de cuivre et d'étain. Ici on récupère donc de vieux robinets et autres tuyaux pour la matière première. Voila, c'est fini pour la partie technique et j'espère que tout le monde a suivi.
Pendant que Julian fini un beau chameau, Emilie modèle et sculpte un joli petit nu. Malheureusement comme nous partons le lendemain, ce joli petit nu restera de cire...
Nous partons tôt le lendemain matin et 2 minutes avant le départ, nous voyons arriver Julian avec une grande statue que nous avions vu la veille et pour laquelle nous n'étions pas tombés d'accord sur le prix. Ce fut notre cadeau de départ du Burkina.
Après 12 heures de voyage, nous arrivons a Bamako au Mali où nous retrouvons nos amis Isaac et Adama. Nous sommes hébergés chez Isaac et nous passons la semaine entre cours de danse, promenade, demande de visas, sorties dans les maquis, expedition de colis, repas entre amis et... un aller-retour à la clinique... Et oui, le veille de notre départ en Guinée, Emilie est tombée malade. Résultats: une crise de palu et un bonne dysenterie amibienne. Du coup rebelote, antibio et traitement curatif pour le palu.
Une fois Emilie remise sur claquettes, nous partons le mercredi 9 au petit matin pour Kourémalé à la frontière Mali-Guinée. Entre deux check-point nous devont faire du change car la Guinée n'est pas dans la zone CFA. Dans cet endroit qui nous parait peu sûr au premier abord, nous décidons de ne changer que 30000 CFA (45 Euros), juste de quoi tenir quelques jours. Nous nous retrouvons avec une liasse impressionnante, le plus gros billet de la monnaie guinéenne étant de 10000 FG (1.40 Euros).
Ce n'est pas pour autant que nous avons plus de pouvoir d'achat et nous choisissons donc l'hôtel le moins cher à Siguiri, première grande agglomération après la frontière.
Nous y rencontrons rapidement Issiaka, un chercheur d'or qui nous fait visiter la ville, nous presente sa famille et nous emmène dans l'immense maison de son patron. Issiaka nous accompagne jusqu'à la gare routière pour notre départ à Kankan. C'est une relation complètement désintéressée et ça résume bien nos premières impressions guinéennes. Ici, loin du tourisme de masse, les gens nous sollicite moins et même pas du tout, on nous accompagne quand on demande notre chemin et ce sans rien demander en retour. On a moins l'impression d'être observés comme des portefeuilles ambulants.
Nous pensions avoir tout vu en terme de transports mais nous étions loin du compte. Nous avons fait 2 heures à 8 plus les sacs dans une Opel Corsa et encore 2 heures (pas le même jour) entassés à 22 dans un minibus prévu pour 12 personnes pour rallier Kankan. Heureusement pour nous les routes principales sont en bon état.
Nous sommes à KanKan depuis hier midi et nous avons pris nos quartiers au centre d'accueil diocésain. Nous avons arpenté cette joli ville ombragée au bord du Milo (l'un des principaux affluents du Niger).
Nous n'avons pas précisément établi notre programme en Guinée mais il est sûr que nous n'aurons pas le temps de tout voir. Nous allons sûrement nous concentrer sur le Fouta Djallon, une zone de plateaux et vallons verdoyants, la plus belle région du pays. Nous espérons pouvoir y faire de grandes randonnées si les pluies ne sont pas trop violentes. Nous prévoyons de sortir de la Guinée par une grande marche de 80 Km entre Mali-ville et Kédougou au Sénégal. Il nous faudra des porteurs et une bonne carte IGN pour pouvoir enfin nous servir de notre boussole.
Étant donné que le pays est très mal alimenté en électricité, il est probable que nous n'ayons pas accès à internet avant notre arrivée au Sénégal d'ici une quinzaine de jours.
D'ici là bonnes vacances pour ceux qui en ont et bon feu d'artifice.
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Publié à 08:33, le 12/07/2008, Kankan Mots clefs : Guinée
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en direct sur le iPhone a jean françois revene vite et et en bonne santé je vous embrase bien fort a bientôt de la part de alfred j.françois et fredoche&
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